Spécial CES : la e-santé française s’exporte !

Communiqué de presse

“Viva Las Vegas” semble être le mot d’ordre des startups françaises de la e-santé en ce début d’année. De fait, plus de 15 % des membres de France eHealthTech seront présents dès le 6 janvier sur le CES. Au-delà de l’engouement pour la e-santé à la française, cette dynamique montre que les startups françaises de la e-santé savent s’exporter.

Le CES : de la vitrine à l’ouverture de nouveaux marchés

Qu’ils s’agissent d’Auxivia, de Care Labs, de MyBiody, ou bien encore de FeetMe (cette dernière faisant partie des 22 startups tous secteurs confondus qui représenteront officiellement la France), l’édition 2016 du CES est d’abord et avant tout une opportunité d’être remarqué. C’est le cas pour Fabulasys qui effectue son 1er déplacement : “Le CES est un temps fort pour le développement de Motio, notre capteur et de notre algorithme dédiés à la mesure de la qualité de vie” explique Alexandre Antiphon, CEO de Fabulasys avant de poursuivre “C’est une opportunité unique de rencontrer des professionnels de santé en quête d’innovation ou des industriels pouvant devenir nos partenaires de demain tout en prenant le pouls de l’innovation au niveau international”.

Le CES est aussi une fenêtre pour investiguer le marché Nord-Américain. “Pour la première fois, nous présenterons Care Wallet, l’adaptation de notre produit Chèque Santé pour les États-Unis” souligne Vincent Daffourd, CEO de Care Labs. “Le système de santé américain est totalement adapté à la diffusion de notre solution. Nous entendons donc profiter des 4 jours du CES pour gagner en visibilité, mais également pour entamer nos premiers contacts commerciaux”.

Salon d’exposition et salon commercial, telle est également la vision de Benjamin Choukroun, CEO de Smoke Watchers : “En 4 jours, nous devons optimiser l’ensemble de nos contacts. L’enjeu est de taille. Il s’agit de trouver nos distributeurs sur le marché américain pour notre solution d’accompagnement vers l’arrêt du tabac. De plus, le CES est pour nous l’occasion d’annoncer notre partenariat avec BewellConnect by Visiomed. BewellConnect  va intègrer Smoke Watchers à son carnet de santé afin de diagnostiquer et traiter au mieux les problèmes cardiovasculaires liés à la consommation de tabac. Les utilisateurs de la plateforme  souhaitant bénéficier d’un accompagnement vers l’arrêt seront donc  déportés vers le service Smoke Watchers”.

Ce leitmotiv est repris par Cyrille Delahodde, Production Lead chez Bluetens, le premier appareil d’électrostimulation connecté à votre téléphone  : “Le CES est une super vitrine pour trouver de nouveaux marchés !”.

La e-santé à la française, une reconnaissance à l’international

Au-delà du CES, les startups de la e-santé française marquent déjà des points à l’international. En Europe, mais également au-delà…

“La Suisse a été notre premier marché grâce à la confiance accordée par l’équipe de direction du leader helvétique de l’assurance santé. Le Benelux est un développement européen naturel pour nous avec des besoins identifiés similaires” indique Fabrice Pakin, le CEO d’Ignilife. De même, Betterise est déjà présent en France ainsi que sur le Benelux et le Royaume-Uni alors que Bluetens ne cesse de conquérir de nouveaux marchés en Europe : Allemagne, Autriche, Suisse, Espagne et, pour 2016, Royaume-Uni, Benelux et Pologne.

Le marché nord-américain suscite également de nombreux projets voir de belles réalisations. “Nous sommes encore très jeunes puisque notre briquet connecté destiné à aider les fumeurs à arrêter de fumer vient tout juste d’être lancé en France, mais il nous semblait indispensable de rapidement prendre pied de l’autre côté de l’Atlantique. C’est pourquoi, le 6 janvier 2016, jour d’ouverture du CES, Cédric Chataignoux, le co-fondateur de JICC, ouvre officiellement notre bureau aux États-Unis, à Los Angeles précisément, au cœur de l’État de la santé et du bien-être” indique Jérome Iglésias, CEO de JICC et Président de la commission économique et industrielle de France eHealthTech. Pour sa part, Betterise approche ce marché depuis octobre dernier. “Nous préparons une mission spécifique pour février prochain afin d’attaquer le marché nord-américain” précise Christophe Brun, le CEO de Betterise, alors qu’Alexandre Plé, le CEO de Umanlife annonce l’ouverture d’une filiale à San Francisco courant 2016.

Du côté des startups ayant déjà franchi le pas, La Valériane montre l’exemple. Après avoir créé sa filiale américaine LV Health Solution Inc en mars 2015, cette startup montpelliéraine a réussi à obtenir en six mois un brevet international pour son application EMA Care®, une solution de case management de la personne âgée. À l’issue d’un essai clinique, elle a reçu une validation de la part du Georgia Technology Research Institute de « l’efficacité médico-économique et utilitaire pour les aidants et soignants » utilisant EMA Care®. Ainsi, dès novembre 2015, La Valériane a pu engager la commercialisation de ses solutions auprès des professionnels de santé américains et a signé, début décembre 2015, un contrat de vente des licences de son application de « case management  de la personne âgée » auprès d’une chaîne de structure d’accueil de jour des personnes âgées en perte d’autonomie (Adult Day of Dunwoody & Hability Rehab). “Via notre filiale américaine, nous avons également conclu un contrat de vente pour notre application de prévention santé au travail Bilan Santé Stress® avec un important cabinet de support psychologique au travail, TriadEDU,Psych” indique Roland Sicard, le Président de La Valériane.

Cas particulier, MatchUpBox… Cette startup, qui a développé Pikcio®, la 1ère application de messagerie intelligente qui permet d’assurer les échanges ainsi que la gestion des données personnelles dans le secteur de la e-santé et m-santé, était présente outre-Atlantique avant de venir s’installer en France. “Didier Collin de Casaubon, notre CEO installé à Boston, a commencé à développer Pikcio® et les autres services de MatchUpBox sur place” indique Pauline Feaugas qui assure le développement en France. “Le marché américain a ceci de spécifique qu’il est très favorable au financement de l’innovation. Dans un premier temps, il était donc naturel d’être aux États-Unis. Toutefois, après avoir été lauréat du programme Young Enterprise Initiative et surtout avoir découvert un écosystème numérique extrêmement fort en France, dès 2014, notre siège ainsi que notre centre de R&D ont été créés en France, au BIC de Montpellier”.

Les BRICS et les pays en développement ne sont pas en reste. Ainsi, Ignilife se prépare à accéder au marché brésilien dans les mois à venir. “Nous avons déjà un comité scientifique sur place et de nombreux contacts” souligne Fabrice Pakin. “Nous connaissons bien ce marché très porteur et friand d’innovations et de services digitaux. De plus, le secteur privé de la santé est très puissant et se concentre sur des grands acteurs de l’assurance, des acteurs dont nous connaissons les attentes et spécificités”.

Pour Bress Healthcare, ce sont les pays en développement qui font sens : “Nous sommes en cours de création d’une plateforme internationale de télé-expertise. La portée internationale vise principalement l’aide des pays en voie de développement dans leur stratégie de prise en charge de différentes pathologies, aidés par des grands Centre Hospitalo-Universitaires français dans un premier temps” précise Juan Sebastian Suarez Valencia, Chief Medical Informatics Officer au sein de la startup. “Cette internationalisation débutera dès le deuxième trimestre 2016. L’ouverture de filiales de Bress Healthcare sera portée par le besoin local ou régional de développer un axe particulier à partir de nos solutions. Pour cela, nous nous appuierons bien évidemment sur des partenaires locaux, ce qui est déjà le cas par exemple au Gabon et au Burkina Fasso” conclut-il.

Du Brésil à la Pologne, en passant par les États-Unis, la Suisse, le Benelux, le Gabon ou bien l’Espagne, il semble que 2016 soit l’année de la e-santé à la française à travers le monde.

Les membres de France eHealthTech présents au CES

  • Auxivia
    Sands, Halls A-C – 71125, Smart Home Marketplace
  • Bluetens
    Sands, Hall G – 81320, Eureka Park
  • Care Labs
    Sands, Hall G – 80338, Eureka Park
  • Fabulasys
    Sands, Hall G – 81435, Eureka Park
  • FeetMe
    Sands, Hall G – 80544, Eureka Park
  • MYBIODY
    Sands, Hall G – 80744, Eureka Park
  • Sevenhugs
    Sands, Hall G – 80637, Eureka Park
  • Slow Control
    Venetian Ballroom – BT14
  • Smoke Watchers
    Accueillie sur le stand BewellConnect by Visiomed – Sands, Halls A-C – 73920, Health & Wellness Marketplace
  • Withings
    Sands Halls A-C – 74300 (Fitness & Technology Marketplace) Venetian, Lvl 3 – Toscana 3802

A propos de France eHealthTech

Créée en septembre 2015 et lancée officiellement le 16 décembre, France eHealthTech est l’association des startups innovantes de la e-santé en France. Regroupant 59 startups lors de son lancement, France eHealthTech a pour ambition de favoriser l’émergence de licornes françaises en e-santé et de faire de la e-santé d’aujourd’hui, la santé de demain.